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Jean-Jacques Rousseau, rêverie d’acteur solitaire

Théâtre

Jean-Jacques Rousseau, rêverie d'acteur solitaire

Dan PARIGOT

« L’art du théâtre est l’oeuvre de cette passion, calme ou hantée, suivant l’individu, de connaître… Et il ne faut jamais désespérer du génie naturel des spectateurs » Jean Vilar. C’est le moment de revoir les idées reçues : Faisons donc la fête à Rousseau !
Convoquons l’homme Rousseau dans toute la vérité de sa nature : multiple, l’esprit acéré, la sensibilité en éveil. Promenons-nous avec lui à travers les champs de l’Utopie de la nature, du Théâtre, de la Société, jusqu’aux vertiges de la conscience.
Rencontrons la singularité fondamentale de cet auteur panthéonisé qui s’est toujours tenu à la marge, par un excès revendiqué de sensibilité, par un effort insensé d’honnêteté, par un refus romain du confort de pensée consensuel. C’est que Rousseau n’a jamais voulu écrire pour les seules élites du grand monde : il est « citoyen de Genève », inspirateur intellectuel mais populaire de la Révolution française, inlassable marcheur amoureux des campagnes. Il préfigure déjà une conception moderne du bonheur où « la rêverie » suffit pour « faire sentir avec plaisir notre existence sans prendre la peine de penser ».

Jouissons du désir d’incarner la pensée complexe, toujours en mouvement, du philosophe, pensée tantôt lumineuse, tantôt provocante voire irritante. Pénétrons le rapport ambigu mais exigeant qu’établit Rousseau entre l’individu et la société. Interrogeons avec lui le théâtre et sa pertinence dans l’espace social : « dans une grande ville, le théâtre devrait être obligatoire, mais dans une petite ville, il faut suivre des maximes toutes contraires ». C’est le procès même du théâtre que Rousseau instruit avec provocation : Le théâtre rassemble-t-il ou isole-t-il ? Le théâtre rapproche-t-il le monde de nous ou accroît-il nos illusions ?

Jouons Rousseau, pour éviter l’expression d’une philosophie prescriptive ou abstraite. Que Rousseau parle depuis le temps présent pour le présent. Evitons de jouer Rousseau en-perruqué. Fabriquons un théâtre de l’acteur en lien paradoxal avec un public : c’est une écoute à susciter par la qualité d’une parole, d’une présence attentive, parce que parler de soi avec sensibilité est un acte de sociabilité, et cette sociabilité, cette recherche de lien amical doit guider le jeu. Glissons-nous dans ses mots pour créer des images sensibles, provoquer une réflexion et des réactions, donner l’illusion de la vie d’un personnage qui ne nous a laissé que des mots pour témoigner de lui et du monde. C’est que tout se mêle toujours chez Rousseau, et nous montre comment un accident de collision avec un gros chien amène une expérience sensible d’une sorte de satori.

Imaginons Rousseau, pour donner à voir, entendre et sentir une expérience de la recherche de ce que l’on appelait au XVIIIème sagesse, vertu et vérité, que l’on nommerait aujourd’hui bonheur, humanité et conscience.

Embarquons avec Jean-Jacques, parce que si nous pensons aujourd’hui, c’est aussi la faute à Rousseau !

Fidèle à sa générosité enthousiaste, le Wakan Théâtre s’engage dans une démarche originale de compagnonnage d’un jeune artiste : la compagnie soutient, accueille et produit ce projet d’acteur, impulsé par Emmanuel Chanal.

Finalisation de la création : Création finalisée

Distribution :

D’après le texte de Bernard Chartreux et Jean Jourheuil
A partir des oeuvres de Rousseau : « Les Confessions », « Les Rêveries du promeneur solitaire », « Lettre à d’Alembert sur les spectacles ».
Direction d’acteur : Jean-Luc GUITTON
Conception, jeu : Emmanuel CHANAL
Création lumière, régie : Hervé GEORJON
Crédit photos : Dan PARIGOT
Production : WAKAN THEATRE

Partenaires :

Avec le soutien de la Ville de Clermont-Ferrand et du Conseil général du Puy-de-Dôme.

Dispositif(s) de soutien massif :

Présentation lors des Rencontres professionnelles DAV

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